Les autorités russes ont fermé jeudi deux nouvelles banques : la Bank na Krasnykh Vorotakh, et la NKB. Etablissements devenus trop fragiles, pratiques douteuses, blanchiment d'argent...depuis le 1er janvier, 97 établissements ont perdu leur autorisation d'exercer, selon la Banque centrale de Russie.

 Ces fermetures interviennent alors que la banque centrale procède depuis plusieurs années à un grand ménage parmi les centaines d'établissements hérités de la mise en place de l'économie de marché il y a 25 ans. Le processus, coûteux en termes d'indemnisation des déposants, s'est accéléré depuis la crise monétaire de fin 2014 et la récession en découlant. Depuis 3 ans, près de 300 banques ont disparu.

Lors de sa conférence de presse annuelle, le président Vladimir Poutine a assuré que ce travail était "mené dans l'intérêt avant tout des déposants". "Si sur le marché financier se maintiennent des établissements qui constituent des machines à laver pour argent sale, cela ne donnera rien de bon", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, la présidente de la banque centrale, Elvira Nabioullina, a demandé mercredi un renforcement des peines encourues par les dirigeants des banques publiant des comptes truqués. Parrallèlement, la Banque de Russie travaille à un nouveau mécanisme de sauvetage des établissements en difficulté qui lui permettrait d'injecter directement des fonds au lieu d'en prêter à un repreneur sans contrôler réellement leur utilisation. Elle s'est prononcée en faveur d'une loi permettant d'empêcher les banquiers soupçonnés de fraude de partir à l'étranger pour échapper à la justice.